Francophonie: Réactions et sympathie

La tenue du XVIème sommet de la francophonie à Madagascar a suscité beaucoup de débats, de désapprobations et de rumeurs auprès de la population malgache. Convaincue que rien ne peut être ni tout noir ni tout blanc, j’ai abordé trois personnes afin qu’elles puissent me livrer leurs ressentis sur les intérêts et opportunités de la Grand Ile quant à l’accueil de ce sommet.

Adama Ouane, administrateur de l'OIF

Adama Ouane, administrateur de l’organisation internationale de la francophonie, est confiant.

« C’est une sorte de preuve de la solidité institutionnelle du pays qui est passée par une crise assez profonde et une instabilité assez longue ».  Selon ce responsable, ce sommet marque le retour de Madagascar sur la scène internationale. « Cela suppose aussi qu’il y a à l’interne une consolidation des mécanismes de démocratie, de partage et d’engagement pour la construction d’un pays sur la base du thème de ce sommet qui est croissance partagée », ajoute-t-il.  Il expose que ce thème implique une prospérité partagée, un développement éco et socio-responsable. «La stabilité et la sécurité du monde dépendent en grande partie du partage des richesses et de l’attitude responsable par rapport au développement. »