A la rencontre des artisans de l’Unesco

Mon épopée au village de la francophonie me conduit ce jour au pavillon de l’UNESCO.

Assis devant sa machine à coudre, doucereux, presqu’intimidé Hery 21 ans, originaire de Brickaville à Antsinanana se livre à son art, son métier, la vannerie. Debout à ses cotés, Claudette 27 ans, originaire de la même région, toute aussi timorée, à l’image de la majorité des malgaches rencontrés ces jours-ci, admire l’ouvrage de ses mains.

Dans la petite salle servant de tanière à l’Unesco, sont exposés outre la documentation, les articles confectionnés par des jeunes sortis trop tôt du système éducatif, formés à l’artisanat par l’institution.

Ces cinq dernières années, l’Unesco s’est consacrée au renforcement des capacités dans le domaine de la formation professionnelle, qui est son projet phare à Madagascar. Raymondine Rakotondrazaka Spécialiste de l’éducation à l’antenne Unesco Madagascar, également présente sur les lieux, m’en dit plus.

Une même langue pour échanger, comprendre l’autre et faire des affaires

Situé au cœur de la capitale malgache, Antananarivo, le village de la francophonie offre un décor haut en couleurs. Francophones d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, réunis pour l’occasion, transportent tous un peu de chez eux ; un mode d’expression, un art, une danse, bref ! Un bout de leurs cultures à faire connaitre à l’autre.  

Des souks marocains, à la poupée gonflable à l’effigie de l’Eléphant, emblème de la Côte d’Ivoire (organisatrice des jeux de la francophonie en 2017), tous s’activent à offrir un espace des plus attractifs, faire étalage de leurs richesses culturelles afin d’inciter les chancelants et autres récalcitrants à passer le pas de leurs pavillons pour échanger, partager et surtout découvrir, aimer le français, réapprendre à l’aimer ou… Faire du business.