Jeux de la francophonie 2017: opération de charme de la Côte d’Ivoire à Madagascar

Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire va abriter du 21 au 31 juillet 2017 les huitièmes jeux de la francophonie. C’est pourquoi, la délégation ivoirienne a dédié un stand spécial pour la promotion de ces jeux au village de la francophonie de Antananarivo.

Le gouverneur du district d’Abidjan Robert Beugré Mambé également ministre ivoirien chargé des jeux de la francophonie a fait un tour au village de la francophonie pour rassurer le monde francophone :

« Nous sommes prêts. Au mois de janvier ou février toutes les infrastructures pour l’hébergement et les compétitions seront prêtes.»

Les Jeux de la francophonie sont un carrefour d’échange culturel. C’est pourquoi, les Ivoiriens souhaitent partager leurs potentialités culturelles aux autres pays francophone.

« Ce qui est intéressant, il y a des gens qui mangent des chocolats mais qui ne l’ont jamais vue. En se rendant à Abidjan, ils auront l’occasion de le découvrir ».

La Côte d’Ivoire compte magnifier la jeunesse lors de ces jeux et leur faire comprendre qu’elle est la relève de demain.

Après le sommet de la francophonie de Tana, Abidjan sera à l'honneur à l'occasion des Jeux de la francophonie

Après le sommet de la francophonie de Tana, Abidjan sera à l’honneur à l’occasion des Jeux de la francophonie

Démocratie, Éducation, dialogue, les solutions aux problèmes du monde

photo-president-malgache

« Les écarts de richesses et leurs mauvaises répartitions, constituent une menace pour la paix, alimentent de nombreux foyers de tensions dans le monde tout en exacerbant des crispations communautaires et religieuses. Ensuite, les insécurités économiques et climatiques sont des dangers pour nos sociétés. Elles sont souvent à l’origine de crise politique et de leurs avatars : terrorismes, piraterie, criminalité, trafics de drogue et de personnes, corruption etc. Enfin, les vagues migratoires en provenance de l’Afrique et du proche orient auxquelles nous assistons actuellement exigent des réponses politiques inclusives et un accompagnement économique de ces régions. Face à ces menaces, les valeurs défendues par la communauté francophone constituent des réponses efficaces. L’enracinement démocratique, l’éducation pour tous et le dialogue entre les cultures en sont les socles. De la même manière, les patrimoines culturels et les industries culturels sont des remparts indispensables pour un monde plus apaisé et moins dangereux ».  Hery Rajaonarimampianina, président de Madagascar à l’ouverture du XVIe sommet de la francophonie.

Faites la connaissance du poète Jean Joseph Rabearivelo

« Jean Joseph Rabearivelo n’a jamais été en France. Ceci ne l’a pas empêché de créer à sa façon, cet art de parler et d’écrire le français dans un esprit particulier et culturellement malgache. Ce qui fait de lui un symbole de la diversité culturelle francophone. Il est considéré aujourd’hui comme le premier poète africain moderne »

C’est en ces termes que le Président Malgache Hery parlait du poète malgache dans son discours lors de l’ouverture du XVIe sommet de la francophonie. Il invitait ceux qui ne le connaissaient pas encore à découvrir ses œuvres.  

Jean Joseph Rabearivelo est effectivement considéré comme le poète malgache le plus célèbre. « Il élabore une œuvre poétique mais aussi romanesque et critique fondée sur le croisement des langues, des cultures et des mémoires ». Il n’y a aucune précision sur la date de naissance de Joseph-Casimir Rabe son nom de naissance. Il est né entre 1901 et 1904. Il s’est suicidé le 22 juin 1937. Il a écrit plusieurs œuvres parmi lesquelles des anthologies, des poèmes, des proses et des pièces de théâtre. C’est en autodidacte qu’il apprend en Français alors que ses études sont considérées comme médiocres.

Considéré par RFI comme le chantre du spleen et du désespoir, « Jean-Joseph Rabearivelo a su transformer ses souffrances de métis culturel en matière pour la poésie. Le second tome de ses Œuvres complètes, désormais disponible en librairie, témoigne de la créativité puissante de ce poète fondateur de la francophonie africaine ». Il serait toutefois l’un des artistes les plus méconnus parce qu’une grande partie de ses œuvres est restée inédite. Malgré tout, le poète a su s’imposer comme un excellent « romancier, journaliste, dramaturge, critique, historien littéraire et formidable épistolier ».

L’accès à l’internet dans les foyers, un enjeu pour le monde francophone

A la faveur de l’ouverture de l’atelier « Paroles aux Jeunes », l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) a fait la synthèse du rapport sur la situation des jeunes dans l’espace francophone en 2016. Cette synthèse du rapport faite par Abdoul Echraf Ouédraogo montre que 9 foyers sur 10 en Afrique subsaharienne ne disposent pas d’un ordinateur à la maison. Selon ce rapport, ce que l’on risque de voir c’est toute une génération d’analphabètes sur le plan numérique.

Cela va être encore plus accentué dans la mesure où une pensée générale faire croire selon ce rapport qu’avec l’accès aux plateformes sans fil, l’internet est accessible partout et qu’il n’y a pas de problématiques. « La conséquence, c’est que les jeunes francophones ont du mal à envoyer des courriels, à recevoir à réaliser des travaux sur l’ordinateur, à réaliser des présentations alors que le monde du travail aujourd’hui, l’exige », mentionne Abdoul Echraf Ouédraogo. Le rapport précise aussi que dans 15 des 18 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des données ont pu être recueillis, ce sont 2% et moins des foyers qui ont accès à Internet.

Les trois cas d’exception sont le Cap-Vert (20%), le Gabon (6%) et le Sénégal (5%). En plus de cela, l’étude révèle que la grande majorité des foyers dotés d’un ordinateur ne sont pas branchés à Internet. C’est pourquoi cette étude souligne qu’il demeure difficile de penser que la jeunesse francophone pourra s’épanouir si elle est maintenue à l’écart des possibilités qu’offrent les nouvelles technologies.

« Un sommet ça sert à quoi ? »

« Mais, à nettoyer nos milieux des pauvres âmes sans abris bien sûr, à les transporter ailleurs par camions à défaut de train, dans un endroit avec un toit, des murs, à manger, à boire et surtout des toilettes. Oui, mesdames et monsieur, vous avez bien entendu : des toilettes pour nos sans abris. Enfin !

Et la population au lieu de se plaindre tout le temps, devrait être contente. Mais contente ! La population va pouvoir profiter d’un bon bol d’air frais sans cette odeur de… hum… de fleurs, on va dire partout dans sa ville.

Joie, bonheur, extase, on est en 2016 ! Mais ce sommet, pourvu que ça dure. Pourvu que ça dure ! Pourvu que nos super-dirigeants, une fois le sommet fini, ne fasse pas comme avant. Des sans-abris dans les rues par milliers, longeant les trottoirs, et les escaliers se transformant en toilettes… »

Môssieur Njo, écrivain malgache dans l’émission RDV chez vous de l’OIF.