francophonie

Une même langue pour échanger, comprendre l’autre et faire des affaires

Situé au cœur de la capitale malgache, Antananarivo, le village de la francophonie offre un décor haut en couleurs. Francophones d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, réunis pour l’occasion, transportent tous un peu de chez eux ; un mode d’expression, un art, une danse, bref ! Un bout de leurs cultures à faire connaitre à l’autre.  

Des souks marocains, à la poupée gonflable à l’effigie de l’Eléphant, emblème de la Côte d’Ivoire (organisatrice des jeux de la francophonie en 2017), tous s’activent à offrir un espace des plus attractifs, faire étalage de leurs richesses culturelles afin d’inciter les chancelants et autres récalcitrants à passer le pas de leurs pavillons pour échanger, partager et surtout découvrir, aimer le français, réapprendre à l’aimer ou… Faire du business.

Jour J du Sommet de la Francophonie : revue de la presse locale

C’est la première fois que Madagascar accueille un sommet international d’une telle envergure. Le lancement des activités dans le cadre de ce sommet a été marqué hier lundi 21 novembre par l’inauguration en grande pompe du Village de la Francophonie. Nous avons épluché la presse locale de ce mardi 22 novembre 2016 pour saisir les enjeux de ce Sommet.

Au sommaire des journaux malgaches, il y a bien sûr l’inauguration du village de la Francophonie, mais aussi l’ouverture des 45èmes Assises de la Presse Francophone et l’analyse des prochaines activités du sommet. Revue de presse spéciale avec six quotidiens : Midi Madagascar, L’Express, Le Citoyen, Madagascar Laza, La Dépêche et La Vérité.

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  • Comment la presse accueille l’inauguration du « Village de la Francophonie » d’hier ?

« Un sommet ça sert à quoi ? »

« Mais, à nettoyer nos milieux des pauvres âmes sans abris bien sûr, à les transporter ailleurs par camions à défaut de train, dans un endroit avec un toit, des murs, à manger, à boire et surtout des toilettes. Oui, mesdames et monsieur, vous avez bien entendu : des toilettes pour nos sans abris. Enfin !

Et la population au lieu de se plaindre tout le temps, devrait être contente. Mais contente ! La population va pouvoir profiter d’un bon bol d’air frais sans cette odeur de… hum… de fleurs, on va dire partout dans sa ville.

Joie, bonheur, extase, on est en 2016 ! Mais ce sommet, pourvu que ça dure. Pourvu que ça dure ! Pourvu que nos super-dirigeants, une fois le sommet fini, ne fasse pas comme avant. Des sans-abris dans les rues par milliers, longeant les trottoirs, et les escaliers se transformant en toilettes… »

Môssieur Njo, écrivain malgache dans l’émission RDV chez vous de l’OIF.

La francophonie, vous dites ? C’est quoi ?

Je suis sélectionnée pour la formation Mondoblog (le compte-rendu de la formation à Dakar, il y a 2 ans) à Madagascar. Étant donné que celle-ci aura lieu pendant le Sommet de la Francophonie, je me renseigne 😉

Les origines du terme « francophonie »

Le terme de francophonie n’est plus tout jeune. Son inventeur est un géographe français : Onésime Reclus. Au cours des années 1880, il emploie ce terme dans son livre France, Algérie et colonies . Pour lui et cela perdure, la francophonie définit les espaces géographiques où le français est parlé (l’ensemble des personnes et pays parlant le français).

Francophonie est dérivé de francophone auquel on a rajouté le suffixe —ie. Et francophone, me direz-vous, ça vient d’où ? Là encore, rien de compliqué 😉 Francophone est composé de franco— (« français ») et de —phone (issu du grec ancien phônê aka la voix).