#SommetMada16

Trois astuces pour filmer ou enregistrer les discours des chefs d’états sans être dans la salle de conférence

Quand on est un journaliste qui doit couvrir une conférence comme la conférence des chefs d’état des pays membres de la Francophonie, ce n’est pas toujours aisé d’accéder à la salle de conférence.

Parfois, on ne peut pas aller plus loin que la salle de presse, et dans ce cas, c’est sur des écrans disposés un peu partout dans la salle qu’on suit la conférence. Autant dire que ce n’est pas facile de tout gérer, parce qu’il faut à la fois prendre l’image et le son, et parfois interagir sur les réseaux sociaux.

J’ai observé les journalistes faire et je vous livre ici quelques unes de leurs astuces pour avoir l’image et/ou le son comme s’ils étaient dans la salle avec les présidents.

#SommetMada16: les Malgaches réclament la liberté d’expression

Le XVIe sommet de la Francophonie qui se tient à Madagascar du 22 au 27 novembre est un événement qui a permis au pays hôte de bénéficier d’une certaine visibilité sur le plan international du fait de la forte présence des visiteurs et des délégations des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cependant, certains Malgaches ont profité de cette occasion pour réclamer le droit de s’exprimer librement.

Article 20

Adoptée en mai 2014, la loi sur la cybercriminalité a suscité beaucoup de protestations et de mécontentements parmi les internautes et au sein de la société civile malgache, notamment à cause de son article 20. En résumé, cet article prévoit un emprisonnement de deux ans à cinq ans et/ou d’une amende de 2 millions à 100 millions d’ariary pour toute injure ou diffamation commise envers les institutions ou leurs représentants, quelque soit le support utilisé.

Malgré les protestations des internautes et les inquiétudes exprimées par des membres de la société civile malgache et certaines organisations internationales telles que Reporters Sans Frontières (RSF), la loi a été maintenue par les autorités. Un Code de la communication, très médiatisé et non moins controversé, a même été adopté.

Quand c’est écoeurant, c’est bon… les singularités du français canadien

Au village de la Francophonie, j’ai fait un tour au stand canadien… et on m’a conté de drôles de choses. Pour ceux qui ne le savent pas, au Canada, on parle anglais et français. Et si vous jouez souvent au scrabble, vous avez eu l’occasion d’apprendre que certains mots tels que « adon », « baniques », « oka »… font partie du dictionnaire français parce qu’ils sont utilisés par les canadiens francophones. Pour ma part j’ai été très surprise d’apprendre qu’un même mot avait deux sens différents suivant qu’il soit employé par les Canadiens ou par les autres francophones du monde. Envie d’enrichir votre vocabulaire ? Voici quelques singularités du français canadien.

  • Blonde

Chez nos amis canadiens, quelque soit la couleur de cheveux d’une femme, elle peut être blonde. Le mot est en effet utilisé pour désigner une copine.
Exemple : Samantha est ma blonde. Et Samantha dira de Georges qu’il est son chum (copain).

Animation du groupe Bloco Malagasy au Village de la Francophonie

Le Bloco Malagasy est un groupe exclusivement féminin de percussions afro-brésiliennes, formé par 200 filles et enfants des quartiers défavorisés de Tuléar. À travers ce genre d’animation, l’ONG Bel Avenir entend défendre les droits des femmes et de l’épanouissement des adolescentes sur le site du sommet de la Francophonie.

A la rencontre des jeunes entrepreneurs malgaches

La particularité de ce XVIe Sommet de la Francophonie qui se déroule à Madagascar est la mise en valeur des jeunes entrepreneurs de l’espace francophone. Je suis allé à la rencontre de jeunes entrepreneurs et faiseurs qui essaient de résoudre les problèmes de leur communauté en montant leur propre affaire.

Un pavillon pour les entrepreneurs de l'Ocean Indien soutenus par l'OIF par le biais du CONFEJES

Christina et son projet vert
Après un mois de formation en entrepreneuriat en Afrique du Sud en mai 2016, la passion entrepreneuriale prend le dessus pour Marie Christina KOLO. Elle se lance son projet social et solidaire « Green N Kool ». Active à Nosy-Be dans le Nord-Ouest de Madagascar et à Antananarivo, Green N Kool, c’est en même temps de l’insertion sociale, un restaurant-camping écologique, des animations pour apprendre à recycler et des meubles écologiques. Christina aime commencer petit mais n’hésite aucune occasion de passer à la vitesse supérieure. C’est ainsi qu’elle rafle plusieurs concours dont Fond Canadien d’appui aux initiatives locales du Haut-commissariat du Canada et Junior Mihary, un concours pour les jeunes entrepreneurs de la Grande Ile. Par ailleurs, son projet fait partie des entreprises appuyées par « Incubons », un incubateur malgache.
Pour les jeunes entrepreneurs en manque d’audace, elle dit : « L’entrepreneuriat, c’est possible. Ce n’est pas un monde ultra-business sans valeurs ni éthiques. Chacun peut apporte ses valeurs et sa passion pour essayer de changer la communauté et ainsi se créer des emplois décent et en créer aussi pour les autres ».