A la rencontre des jeunes entrepreneurs malgaches

La particularité de ce XVIe Sommet de la Francophonie qui se déroule à Madagascar est la mise en valeur des jeunes entrepreneurs de l’espace francophone. Je suis allé à la rencontre de jeunes entrepreneurs et faiseurs qui essaient de résoudre les problèmes de leur communauté en montant leur propre affaire.

Un pavillon pour les entrepreneurs de l'Ocean Indien soutenus par l'OIF par le biais du CONFEJES

Christina et son projet vert
Après un mois de formation en entrepreneuriat en Afrique du Sud en mai 2016, la passion entrepreneuriale prend le dessus pour Marie Christina KOLO. Elle se lance son projet social et solidaire « Green N Kool ». Active à Nosy-Be dans le Nord-Ouest de Madagascar et à Antananarivo, Green N Kool, c’est en même temps de l’insertion sociale, un restaurant-camping écologique, des animations pour apprendre à recycler et des meubles écologiques. Christina aime commencer petit mais n’hésite aucune occasion de passer à la vitesse supérieure. C’est ainsi qu’elle rafle plusieurs concours dont Fond Canadien d’appui aux initiatives locales du Haut-commissariat du Canada et Junior Mihary, un concours pour les jeunes entrepreneurs de la Grande Ile. Par ailleurs, son projet fait partie des entreprises appuyées par « Incubons », un incubateur malgache.
Pour les jeunes entrepreneurs en manque d’audace, elle dit : « L’entrepreneuriat, c’est possible. Ce n’est pas un monde ultra-business sans valeurs ni éthiques. Chacun peut apporte ses valeurs et sa passion pour essayer de changer la communauté et ainsi se créer des emplois décent et en créer aussi pour les autres ».

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Gregory et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs
Gregory RABESON est né dans une famille de bijoutiers. Il a été habitué au goût des affaires dès son plus jeune âge. « Travailler pour les autres, cela ne m’intéresse pas trop». Au fil des années, Gregory s’engage beaucoup dans l’activisme entrepreneurial. Apres avoir fini des études en administration d’entreprise, il rejoint le Jeune Patronat de Madagascar, Synergie Jeunes et récemment Incubons. Responsable de Communication externe avec les institutions pour ce dernier, il aide les jeunes entrepreneurs ayant déjà démarré leurs idées d’affaires pour les développer. Et pour rejoindre le rang des faiseurs, il prépare en ce moment le lancement de son entreprise en fruits et légumes. L’idée lui est venue lors d’une réunion de la commission de l’Océan Indien lors de laquelle il a constaté que Madagascar deviendra le grenier de région. « C’est le moment de faire les choses. Le monde entier écoute les jeunes. » martèle-t-il. D’après lui, les organismes internationaux sont en ce moment en train de tout mettre en œuvre pour mettre les jeunes au cœur du développement.

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Todizara et la « lampe magique »
ANDRIANAJAINA Todizara rencontre un jour Tsinjolalaina Justiack et ANDRINIRINIAIMALAZA Philbert et la collaboration naît instantanément. Todizara explique : « Nous avons constaté qu’en brousse, nos grands-parents pouvaient parfaitement s’éclairer avec une lampe qui marche avec des piles qu’ils laissaient au soleil durant le jour. Nous avons exploité cela et avons voulu en faire notre projet. C’est de là qu’est née la lampe solaire avec un chargeur de pile non rechargeable. Cela parait compliqué mais c’est tout simple : vous prenez vos simples piles non rechargeables et vous pourrez les réutiliser autant de fois que vous voulez pour alimenter votre lampe à la maison.». Le produit dont le prototype a été fini en décembre 2015 a séduit le jury de plusieurs concours. En effet, l’équipe a gagné le prix de la Meilleure Innovation pour l’environnement du « Salon Teq » au Québec en mars dernier. « Les jeunes malgaches ont de bonnes idées innovantes. Cependant, nos n’avons pas été éduqués pour oser faire les choses. Osez faire le pas ! L’argent et le financement ne doivent pas constituer des obstacles ! ». Leur projet de « lampe magique » a été présélectionné à Who’s Next Tana, un concours de startups dont la finale est prévue se dérouler ce vendredi 25 novembre.

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Voilà une jeunesse francophone qui essaie de contribuer au développement de leurs pays en créant de l’emploi pour eux-même et pour leurs pairs. La voie de l’entrepreneuriat n’est pas facile mais ces jeunes en sont conscients.

Mais est-ce que tous les jeunes ont les mêmes accès aux outils et aux moyens pour faire un pas dans l’entrepreneuriat? 

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